Carte fille autonome le jour. Lame serveur rackable la nuit.
Tu peux la réparer, c'est open-source, fait pour l'auto-hébergement.
Au début c'était juste une frustration : pourquoi une carte capable devrait choisir entre être un mini-PC autonome et une lame de cluster ?
Le TS3V340. Un multiplexeur 4 voies tout petit. Son job : envoyer les signaux soit vers l'USB-C / HDMI (mode Pi), soit vers le connecteur PCIe du backplane (mode Rack).
La broche DETECT est reliée à une masse différente sur le backplane. Dès que tu insères la carte, le niveau logique change et le MUX commute en 50 nanosecondes. Pas de DIP switch, pas de jumper, rien à faire.
Tout est électronique, instantané, et ça marche.
Le backplane, c'est la plaque qui relie toutes les lames entre elles. Pas de CPU, pas de logique active. Juste du cuivre, des connecteurs, et un minimum de supervision.
Chaque lame se branche via un connecteur PCIe x4 — 64 broches au pas de 0.5 mm, flash or. Le backplane achemine :
Chaque lame a son propre ESP32 qui surveille tension, température, conso et présence via le bus I²C — sans jamais interférer avec le trafic réseau ou l'USB 3.0. Le backplane est passif, mais il voit tout.
J'ai tout noté, heure par heure. Du choix du SoC au routage PCB, tout est en libre accès.
Voilà ce que la carte embarque — un compromis entre perf, prix et réparabilité.
Ce prototype prouve que l'aiguillage électronique et le format lame tiennent la route. Une base solide, ouverte, que n'importe qui peut fabriquer et réparer.
Si le concept tient, la géométrie aussi. Mais on peut viser beaucoup plus haut.
La suite ? On vise le monstre : Rockchip RK3566 — 8 Go LPDDR4, PCIe 2.1 native, SSD M.2 NVMe, NPU IA.
Mais le routage LPDDR4 sur 6 couches et les paires différentielles haute fréquence, c'est un autre niveau. C'est là que tu peux aider.
C'est en chantier, et tout retour est bon à prendre.
Viens en parler sur mon Discord.